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Cette année le carnaval se déroulera du 18 au 28 février 2017

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La Tradition du Carnaval à Venise, "il Carnevale di Venezia"

Dès le xe siècle, le peuple profitait un maximum des derniers jours précédant les mortifications du carême en se divertissant et en savourant les plaisirs et les joies de la vie. 
En 1094 le carnaval était déjà mentionné dans une charte du doge Faliero, et en 1269 le Sénat prescrivait qu'on eût à considérer la veille du Carême comme un jour de fête (mardi gras).
On pouvait alors porter le masque, grâce auquel on retrouvera plus tard une ombre de l'égalité perdue au cours du temps, quand sous des vêtements d'emprunt les nobles fraternisaient encore avec le peuple. 
En compensation à son inaction politique, le peuple s'attachait à ce faste glorieux qui caractérisait les fêtes commémoratives de Venise, et s'oubliait dans les conflits entre les grandes familles, dans les chasses au taureau et bien sûr dans les fêtes du carnaval, qui servaient à montrer toutes les séductions de la richesse, tous les caprices de la mode. 

Costumes du Carnaval de Venise

Dans les fêtes du carnaval surtout éclataient l'ardeur et la joie de la vie, l'harmonie des couleurs, la pompe et l'émulation du luxe. Pour éviter le ressentiment populaire, une loi interdisait aux riches vénitiennes de porter leurs bijoux en public, sauf pendant les fêtes officielles et durant les derniers jours du carnaval !
Le carnaval leur permettait enfin de satisfaire toutes leurs coquetteries. 
Au milieu de la multitude animée, mobile, joyeuse, parmi la lueur des torches et le bruit des trompettes, circulaient des masques aux mille déguisements étincelants d'or et de pierreries, et des matrones aux robes précieuses dont la queue immense était soutenue par des servantes. 
Au milieu de cette fermentation le peuple était plutôt bon et pacifique. On voyait rarement dans la foule énorme des gestes menaçants et des rixes. 
Pas besoin d'un service d'ordre, ou de forces de sécurité : tout ce grand mouvement passait, et s'écoulait paisible et joyeux à travers les calli, comme une véritable fête de famille. 

Vivons Heureux, Vivons Cachés 

Tout un chacun avait ainsi la possibilité de sortir caché, du plus riche au plus pauvre et on imagine aussi de quelle manière cela servait les intrigues amoureuses. 
Casanova lui-même en parle dans ses mémoires : « La seule pensée qui troublât encore notre joie, c'était que, le temps des masques étant fini, nous ne savions comment dans la suite nous procurer des entretiens amoureux. »

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