DUMBO

Tim Burton retrouve l’inspiration avec l’adaptation du classique des studios Disney. 

TIM BURTON

Un tournage de Tim Burton est à l’image de ses films, dans la démesure. A Bedford, une centaine de kilomètres au nord de Londres, à la rentrée 2017, il a investi rien de moins qu’un ancien hangar à zeppelin aux dimensions exceptionnelles : 210 mètres de long, plus de 50 de hauteur pour une des plus grosses structures militaires de Grande-Bretagne, reconvertie en studios de cinéma. Dans cet espace vaste comme deux stades de football, George Lucas a installé sa base rebelle pour « La guerre des étoiles » et Christopher Nolan l’antre de Batman pour sa trilogie. Mais passé les lourdes portes de cette cathédrale métallique, la magie est immédiate. S’ouvre devant nous la longue rue pavée d’un parc d’attractions façon Jules Verne, plongée dans l’obscurité, menant à un chapiteau qui culmine à une trentaine de mètres. C’est le plus grand décor jamais construit dans le pays.

Silhouette longiligne, Tim Burton apparaît tel un chef d’orchestre, une baguette à la main. Sur son torse, un badge portant le nom de code du film : « Big Ears » (« grandes oreilles ») ! « C’est beau, hein ? interroge-t-il en regardant son aire de jeu. Moi qui n’ai jamais été attiré par le monde du cirque, je comprends aujourd’hui pourquoi j’avais ce rêve de revisiter l’histoire de Dumbo. » L’accueil est chaleureux mais l’homme est concentré sur son planning du jour. « Dumbo est une histoire de marginaux, de laissés-pour-compte, de blessés de la vie. Et Dieu sait si ce sujet m’a toujours parlé », lancera-t-il avant de repartir tourner la scène de la matinée.

colin farrell

Colin Farrel

eva green

Eva Green

Source : parismatch